La glacerie St-Gobain-St-Roch de Franière a fermé ses portes dans les années 1990. Le site a été racheté par Stéphan Jourdain qui, après avoir effectué certains travaux de démolition et d’aménagement , l’a revendu à une société qui a connu différents noms : Franière-Industries, Lora Industries, Antholux, Solifo, Polisimmo, Jardins de Franière.

Le 10 mai 2001, le site a connu un grave incendie qui a ravagé la moitié des hangars.

Le site avant l’incendie de 2001 – Source photos 1&2 : WalOnMap

L’ensemble du site est inscrit dans le plan de secteur en zone d’activité industrielle.(zone mauve au sud de la voie de chemin de fer)

Le coin supérieur gauche correspond à la position de la gare de Franière, le coin inférieur droit situe la rue de Floreffe au début de la zone d’habitat. En mauve,, au sud des voies de chemin de fer, on retrouve le périmètre de l’ancienne glacerie avec vers l’est le terril et vers Franière les bâtiments tels qu’ils étaient disposés avant l’incendie.

La SPAQuE (Société Publique pour l’Amélioration de la Qualité de l’Environnement) a procédé, il y a une dizaine d’années, à une analyse minutieuse de l’ensemble du site. Le résumé de ce travail peut être consulté via le lien suivant : http://www.spaque.be/documents/glaceriesstroch.pdf

Le site comporte dans sa direction est vers Floreffe un terril qui a accueilli progressivement les sables de polissage du verre et qui est pollué à l’arsenic. Des drains ont été installés par St-Gobain ainsi qu’un filtre et les eaux de percolation, après passage par ce filtre, sont ensuite dirigées vers un ancien bras de Sambre situé dans la « réserve de Hamtia ».

Une partie du site, située en prolongement du service communal des travaux, a été rachetée par la commune qui y a fait construire récemment un hangar pour abriter le charroi communal. Préalablement, cette partie du site avait été traitée par la SPAQuE afin d’éliminer les pollutions accumulées dans le sol.

Lors de sa réunion du 27 novembre 2017, le conseil communal a approuvé à l’unanimité une convention fixant les modalités de désignation d’un auteur de projet visant la révision du plan de secteur pour ce périmètre.

La partie toujours couverte par des bâtiments garderait ses fonctions actuelles (karting, société Paille-tech qui construit des maisons à isolation en paille) et pourrait accueillir l’une ou l’autre nouvelle activité en lien avec des PME.

La commune de Floreffe est intéressée par l’agrandissement de l’actuel terrain occupé par le service des travaux.


Et la partie ouest située en direction de la partie de la rue de Floreffe dans son tronçon entre le centre culturel et la gare pourrait soit être reconvertie en extension de zone d’habitat (derrière le projet Matexi de construction de logements) ou être réservée à des PME.

Ces changements d’affectation du sol doivent s’appuyer sur une étude des potentialités du site (après réalisation des mesures d’assainissement préconisées par la SPAQuE).

Tout en soutenant l’idée de revoir l’affectation de ce terrain d’une trentaine d’hectare car son affectation en zone industrielle n’est plus souhaitable, le groupe ECOLO a attiré l’attention sur deux points importants :

  • L’accessibilité du site et les questions liées à une augmentation potentielle du trafic. En effet, actuellement, le site ne comporte qu’un seul accès : l’entrée par le karting dans la rue de Floreffe. A l’avenir, il sera nécessaire de créer un nouvel accès.  Ce qui est envisagé via le projet Matexi.
  • L’égouttage : actuellement, une partie de l’égouttage du chemin privé (mais aussi des maisons situées rue de Floreffe près de l’ancien four à chaux) traverse l’ancien site de la glacerie pour rejoindre la Sambre. La réalisation d’un collecteur d’eaux usées reprenant Franière et Soye et les conduisant à la station d’épuration de Floriffoux permet de traiter ces eaux…. À condition qu’elles soient dirigées vers ce collecteur et pas vers la Sambre. Le projet d’extension Matexi le long de la rue de Floreffe entraîne également une augmentation des débits d’eaux usées à traiter.