Appel à la solidarité envers les jeunes Erythréen.ne.s de passage dans nos villages

 

Dans les rues des villages de La Bruyère, vous croisez aujourd’hui au hasard des chemins des jeunes ayant fui l’Erythrée, pays du Nord-Est de l’Afrique, où sévit une dictature implacable. Là-bas, ces jeunes, filles et garçons, n’ont d’autre choix qu’un service militaire à durée indéterminée dans des conditions d’extrême précarité.

 

Ils sont une trentaine à La Bruyère. Ils cherchent à rejoindre l’Angleterre. Pour arriver ici, ils ont affronté les tirs des soldats à la frontière soudanaise, survécu à la traversée du désert, à la violence des passeurs, des milices en Lybie et au passage de la mer, entassés dans des bateaux de fortune (1) .

 

Des hommes et des femmes ont aperçu ces jeunes. Ils, elles leur ont offert sympathie, hospitalité, un peu de réconfort, créant ainsi une bouffée d’oxygène dans leur parcours. C’est ainsi que peu à peu, comme dans bien d’autres communes, s’est mise en place une chaîne de solidarité qui s’est constituée en collectif, « La Bruyère commune Hospitalière », afin de :

  • structurer l’aide à ces migrant.e.s de passage : frais de chauffage, nourriture, organisation de repas, récoltes d’habits, de chaussures d’hiver, de vivres… ;
  • collaborer avec les différents réseaux qui se sont mis en place à Spy, Grand-Leez, Gembloux, Rochefort, afin de faire face dans ces communes à cette même situation ;
  • participer à la coordination provinciale mise sur pied par le Centre d’action interculturelle de Namur, qui, outre les collectifs précédemment cités, rassemble les acteurs clés de cet engagement humanitaire : la plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés (Bxl Refuges), le CIRE (Coordination initiative pour réfugiés et étrangers), la Croix Rouge, Médecins du Monde, le réseau social namurois, le CPAS de La Bruyère. Cette coordination a aujourd’hui interpellé le pouvoir provincial afin de prendre en charge cette situation d’urgence.

 

Appel à solidarité

Pour mener à bien notre action humanitaire, nous avons besoin de votre soutien, qu’il soit d’ordre financier ou matériel, pour assurer le minimum vital à ces personnes dans le besoin.

Nous vous invitons à faire un don sur le compte BE20 0689 3286 1656 : « La Bruyère commune hospitalière », rue de Bovesse 19, 5081 La Bruyère. En communication : « Accueil et solidarité ».

L’aide matérielle :

  • les vêtements peuvent être déposés chez Isabelle Robert, rue de la Station 26, 5080 Rhisnes ;
  • les vivres non périssables (thé, café, riz, lentilles, biscuits, sucre, fruits, pâtes, lait, etc.) chez Monique Bertrand , rue Derrière les Monts 8, 5080 Rhisnes ;
  • vieux gsm et smartphones, même hors d’usage : chez Jean-Luc Renouprez , rue de la Station 40, 5080 Rhisnes.

 

Les personnes de contact :

  • Jean-Luc Renouprez : 0474 99 10 66
  • Sybille Davreux : 0486 11 76 56

 

(1) Cette histoire d’aujourd’hui n’est pas sans rappeler celle de nos grands-parents qui ont fui la Belgique lors de la deuxième guerre mondiale et celle de nos arrières grands-parents, qui, en 1854, victimes de la famine due à la maladie du mildiou, ont quitté dans un extrême dénuement les villages de Rhisnes, Saint Denis, Grand-Leez, Warisoulx pour se rendre dans le Wisconsin.